Comment le monde de l’assurance accélère sa digitalisation ?

L’assurance accélère sa digitalisation

À l’heure de la pandémie mondiale de la Covid-19, le secteur de l’assurance accélère plus que jamais sa digitalisation. Souscription des contrats, gestion de ceux-ci, signature électronique… voici un tour d’horizon des évolutions majeures du secteur, déjà en place ou en gestation.

La signature électrique : fer de lance de la digitalisation des assurances

Pour être juridiquement valable, un contrat d’assurance - comme tout contrat - doit présenter une signature. Cette dernière authentifie l’acte et lui donne force légale. La signature électronique permet de digitaliser l’ensemble du parcours de vos assurés. Cela s’effectue via le règlement eIDAS (Electronic identification and trust services) qui s’applique depuis le 1ᵉʳ juillet 2016 dans tous les États membres de l’Union Européenne (UE).

Quelle sécurité pour la signature électronique en assurance ?

Pour autant, certains produits d’assurance impliquent un niveau de sécurité accru que n’offre pas la signature électronique. Une procédure simple est suffisante pour la souscription d’un contrat de mutuelle ou d’une assurance auto. Mais un processus de signature électronique avancé avec certificat qualifié est indispensable pour une assurance prévoyance ou un contrat d’assurance vie. Une solution de signature de niveau 3 ou 4 s’impose. Elle inclut les éléments suivants :

  • Un horodatage qualifié.
  • Des preuves électroniques et la vérification de la pièce d’identité de l’assuré.
  • Une carte à puce virtuelle.
  • Un unique face-à-face entre le signataire et un opérateur qui permet ensuite de rendre une signature authentique pendant 5 ans.
  • Un certificat européen simple Etsi 101 456 ou simple Etsi 101 456 +SSCD.

Signature électronique des actes : l’exemple des notaires

Pendant le confinement, certains actes notariés comme un prêt immobilier ont été signés à distance via la visioconférence. Ce dispositif, prévu par un décret du 4 avril est en vigueur jusqu’au 10 août 2020. Il pourrait bien se prolonger au-delà et s’étendre aussi au secteur de l’assurance. Moment clé d’une vente immobilière, la signature s’effectue ici via une comparution à distance avec les notaires pour produire un acte authentique. Elle assure l’identification des signataires, l’intégrité et la confidentialité du contenu.

Les leviers de la digitalisation de l’assurance : sites web, applications et chatbots

Si la signature électronique est centrale dans la digitalisation de l’assurance, d’autres leviers concourent aussi à cette évolution.

Les sites web des assureurs

De plus en plus vos sites web permettent d’effectuer un parcours client entièrement dématérialisé. Cela passe d’abord par la consultation des caractéristiques de vos produits via les conditions générales ou les documents d’information normalisés (IPID). Mais aussi les devis en ligne avec lesquels le futur assuré peut connaître son tarif et souscrire immédiatement. Une facilité au départ lancée par les comparateurs qui a ensuite gagné la plupart des grands assureurs historiques en France. Ces dernières années on a vu fleurir nombre d’offres 100 % en ligne émanant d’organismes traditionnels ou de nouveaux venus sur le marché. C’est même devenu un argument de vente, d’autant plus fondamental dans un contexte pandémique qui semble vouloir durer.

Les applications mobiles

Les applications mobiles facilitent la gestion à distance des contrats d’assurance. Elles sont surtout utilisées pour la déclaration de sinistre, notamment en assurance auto. Le constat amiable (e-constat) peut ainsi s’effectuer en ligne et vous être transmis directement. Il possède une valeur légale équivalente au traditionnel constat papier. L’application peut aussi centraliser tous les documents liés à la vie du contrat comme l’attestation d’assurance habitation ou auto ou la carte de tiers payant de mutuelle ou d’assurance santé. Ou fournir un moyen instantané de vous contacter pour une question ou des besoins d’assistance.

Les chatbots

Le chatbot a aussi le vent en poupe dans le monde assurantiel. Il améliore l’expérience utilisateur et supprime les contraintes classiques de temps. Les chatbots sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 cassant les codes traditionnels. Ils allègent également les flux téléphoniques entrants. Les demandes récurrentes, souvent les plus simples, sont traitées par un robot. Les plus complexes sont redirigées vers le service client classique qui peut ainsi se focaliser sur elles sans être pollué par des questions basiques.

L’évolution des technologies d’intelligence artificielle favorise ce bond en avant. Elle engendre le développement de chatbots de plus en plus fiables et aptes à interagir avec des humains employant un vocabulaire nuancé.

Digitalisation de l’assurance : un avantage pour toucher des clients étrangers

La digitalisation vous permet aussi de toucher un public étranger qui souhaite s’assurer pour séjourner en France. La souscription du contrat d’assurance peut s’effectuer entièrement à distance. Et le visiteur est assuré dès son arrivée. Cette facilité implique toutefois que l’intégralité des documents d’assurance soient traduits . Et qu’ils soient traduits par des spécialistes qui maîtrisent les subtilités juridiques. C’est notamment le cas pour les contrats d’assurance en responsabilité civile. Qu’ils soient à destination d’une clientèle étrangère ou pour des clients français dont la responsabilité civile peut être engagée à l’étranger. S’offrir les services d’une agence de traduction spécialisée dans le secteur juridique est alors un acte indispensable pour la légalité de vos contrats d’assurance.

Lire aussi : Contrats d’assurances, faut-il une traduction juridique ? 

Le saviez-vous ?/ 71 % des responsables du secteur de l’assurance estiment que les investissements dans les projets de digitalisation vont augmenter. Selon une étude menée conjointement par L’Argus de l’Assurance et SAS.

Source : https://www.argusdelassurance.com/les-assureurs/la-digitalisation-enjeu-fort-de-la-sortie-de-crise-post-covid-19.167769

Si la digitalisation du secteur de l’assurance était déjà en marche, le confinement en a révélé l’urgence. Les investissements pour dématérialiser la souscription et la gestion des contrats devraient croître fortement dans les mois à venir.